L’ombre et la lumière

Nous avons tous une part d’ombre.  Puisqu’elle est en nous, mieux vaut la considérer, l’accepter, l’accueillir et pourquoi pas… l’aimer !
J’ai imaginé un petit dialogue entre l’ombre et la lumière pour éclairer leur relation obscure… et réconcilier ces deux parts qui nous habitent, pour plus de paix et de sérénité !

La Lumière :
Va t’en, dit la lumière
J’en ai assez de subir ton sombre spectre à l’infini.

L’ombre :
Cela m’est impossible très chère,
Réponds l’ombre, sans se vexer.
A toi je suis collée pour l’éternité
Accrochée, attachée… Alors autant collaborer.
Nous pourrions être unies, liées, associées en bonne amitié.

La Lumière :
A quoi cela me servirait-il ?
Si je dois te subir, qu’il en soit ainsi.
Mais m’associer ?
Il m’est déjà suffisamment pénible de te trainer toute la journée,
Je ne vais pas en plus t’épouser !

L’ombre :
Je n’en demande pas tant.
J’aimerais, si tu le pouvais
Que tu acceptes mon existence,
Pour qu’avec toi je danse.
Que tu me regardes en face,
Pour que ta chaleur fasse fondre ma glace.
Que tu essayes de m’aimer,
Pour que tu en sortes grandie, sublimée.

La Lumière :
Qu’ai-je à y gagner ?
Je brille déjà de mille feux !

L’ombre :
Alors tu auras assez de lumière pour deux.

La Lumière :
Je répète ma question :
Que m’apporteras-tu ?

L’ombre :
Je t’éclairerai !

La Lumière :
C’est un comble,
L’ombre qui éclaire la lumière !

L’ombre :
Non, une réalité.
Sans moi,
Tu ne serais pas,
Tu brilles car je suis sombre.
Sans moi,
On ne te connaitrait pas.
Tu n’es ni plus belle ni meilleure.

La Lumière :
Pourtant on m’aime davantage que toi.

L’ombre :
De ce fait, tu vaudrais mieux que moi ?
J’abrite du soleil qui brule.
Je protège l’eau qui est source de vie.
Vois-tu beaucoup de plantes au milieu du désert ?
Sans diminuer tes mérites,
Je suis aussi nécessaire que toi à la vie.
J’agis sans me faire remarquer, sans me vanter.
J’apaise les yeux fatigués.
J’offre une retraite à qui a besoin de se reposer.

La Lumière :
Je vois. Veux-tu bien m’excuser ?

L’ombre :
Tu es toute pardonnée.
Je ne demande rien d’autre qu’un peu d’amitié,
Car même l’ombre a besoin d’être aimée.

La Lumière :
Je te la donne,
Désormais je reconnais en toi une sœur.
Appuie toi sur moi,
A deux nous serons plus fortes.
Le veux-tu ?

L’ombre :
Bien sûr, je le veux.
Mais je vais te dire un secret :
Cela nous l’avons toujours fait,
Moi sur toi et toi sur moi.
Seulement, maintenant tu le sais !

 

 

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